דלג לתוכן הראשי
Cellules souches

Traitement par cellules souches contre la fragilité : résultats prometteurs d'un essai de phase 2b

L'essai de phase 2b de Longeveron a montré qu'un traitement par cellules souches mésenchymateuses (laromestrocel) améliorait significativement la fonction physique des personnes âgées souffrant de fragilité. 30,8 % d'entre elles sont devenues non-fragiles.

⏱️6 Minutes de lecture ✍️Reverse Aging 👁️196 Vues

La fragilité (fragilité gériatrique) est une condition courante chez les adultes de plus de 70 ans : perte de poids, faiblesse générale, lenteur de la marche et fatigue constante. À ce jour, il n'existe aucun traitement spécifique. Seuls des conseils nutritionnels et de la physiothérapie. Mais une nouvelle étude publiée dans Cell Stem Cell par la société Longeveron présente une avancée : un traitement par cellules souches mésenchymateuses a significativement amélioré la fonction physique des patients souffrant de fragilité.

L'essai

L'équipe a recruté 148 personnes âgées ambulatoires (c'est-à-dire capables de marcher par elles-mêmes) âgées de 70 à 85 ans diagnostiquées avec une fragilité. Il s'agissait d'un essai d'escalade de dose (dose-escalation) : les participants ont été répartis entre un groupe placebo et plusieurs groupes de traitement avec différentes doses de cellules souches (25, 50, 100 et 200 millions de cellules), et ont reçu une injection intraveineuse unique de cellules souches mésenchymateuses allogéniques (données à partir de moelle osseuse de donneurs sains). Ces cellules, appelées laromestrocel (également connues sous le nom de Lomecel-B), sont des cellules capables de supprimer l'inflammation et de soutenir les tissus.

Les résultats après 9 mois

L'équipe a mesuré la capacité physique à l'aide du test de marche de 6 minutes (6MWT), un examen standard en gériatrie. L'amélioration était dose-dépendante : plus la dose était élevée, plus l'amélioration était importante, et le groupe à dose élevée (200 millions de cellules) a montré le résultat le plus marquant :

  • Le groupe à dose élevée (200 millions de cellules) a montré une amélioration de 63,4 mètres de marche en 6 minutes par rapport au placebo, après 9 mois
  • Le groupe témoin (placebo) a montré une amélioration négligeable
  • 30,8 % des patients sont passés d'un statut fragile à un statut non-fragile

Cette différence n'est pas seulement statistique. 63 mètres en 6 minutes, c'est la différence entre quelqu'un qui peut monter et descendre un étage et quelqu'un qui ne le peut pas. C'est la différence entre l'indépendance et la dépendance.

Comment cela fonctionne-t-il ?

Les cellules souches mésenchymateuses allogéniques agissent par plusieurs mécanismes parallèles. Dans cet essai, les chercheurs ont attribué l'effet principalement à l'activité de soutien vasculaire et à l'effet anti-inflammatoire :

  1. Suppression de l'inflammaging. Elles sécrètent des facteurs anti-inflammatoires qui réduisent le fond inflammatoire chronique caractéristique du vieillissement
  2. Réparation de la fonction vasculaire. Elles soutiennent la fonction des vaisseaux sanguins, ce qui peut améliorer le flux d'oxygène vers les muscles. Dans l'essai, un biomarqueur lié à la fonction vasculaire (TIE2) a même été identifié comme variant en fonction de la dose
  3. Soutien régénératif. Les cellules MSC libèrent des facteurs qui soutiennent la réparation et le maintien des tissus

Il est important de noter : d'autres mécanismes parfois attribués aux cellules MSC en général (par exemple, la signalisation hormonale ou l'activation des cellules satellites musculaires) n'ont pas été mesurés ou rapportés dans cet essai spécifique, et ne doivent pas être considérés comme ses conclusions.

L'avantage de l'allogénique

"Allogénique" signifie que les cellules souches proviennent de la moelle osseuse d'un donneur, et non du patient lui-même. C'est un grand avantage en termes de disponibilité : le traitement peut être produit à l'avance et utilisé pour une large gamme de patients. Il n'est pas nécessaire d'attendre un traitement personnalisé. De plus, les cellules MSC sont considérées comme "immuno-privilégiées", c'est-à-dire qu'elles ont tendance à provoquer moins de réaction de rejet.

Et ensuite ?

La société prévoit un essai de phase 3 plus vaste. Si les résultats se maintiennent et sont confirmés dans un essai large et contrôlé, le laromestrocel pourrait à l'avenir devenir un traitement ciblant spécifiquement la fragilité gériatrique. Cependant, des experts indépendants appellent à la prudence : il s'agit de résultats précoces de phase 2b, et il faut attendre la confirmation en phase 3 avant de tirer des conclusions définitives. En attendant, plusieurs sociétés (principalement aux États-Unis, au Japon et en Corée) proposent des traitements similaires en dehors du cadre réglementaire clinique. Les chercheurs avertissent : les traitements par cellules souches ne sont approuvés que dans le cadre d'essais cliniques. Tout traitement commercial est considéré comme non approuvé et peut être dangereux.

En résumé

Il s'agit d'un essai de phase 2b qui montre un résultat encourageant : un traitement par cellules souches a significativement amélioré la fonction physique chez les personnes âgées souffrant de fragilité, et 30,8 % des patients sont passés d'un état fragile à un état non-fragile. Il s'agit encore d'une amélioration et non d'une inversion confirmée du processus, et une confirmation en phase 3 est nécessaire. C'est une étape intéressante vers un vieillissement actif : non seulement vivre plus longtemps, mais vivre ces années avec force et fonction normale.

Sources et citations

💬 Commentaires (0)

Pour répondre, vous devez avoir un compte. Écrivez votre commentaire et cliquez sur Publier, et vous serez redirigé vers une inscription rapide. Le commentaire sera conservé et publié après approbation.

Soyez le premier à commenter l'article.

Vous avez aimé le site ? Parlez-en à vos amis 🙌 Vous n'avez pas aimé ? Dites-le nous et nous nous améliorerons 💬

💬 Parlez-nous