דלג לתוכן הראשי
Compléments

DHEA et le vieillissement : ce que dit vraiment la recherche

Le DHEA est une hormone surrénalienne dont les taux diminuent avec l'âge, ce qui lui vaut parfois le surnom d'« hormone anti-âge ». Mais l'essai clinique le plus long et de la meilleure qualité (NEJM 2006) n'a trouvé aucun bénéfice anti-âge significatif, et les revues Cochrane n'ont montré aucun bénéfice cognitif ou sexuel clair. Que dit vraiment la recherche, et quels sont les risques ?

⏱️10 Minutes de lecture ✍️Nir Nagar 👁️999 Vues

Le DHEA (déhydroépiandrostérone) est une hormone stéroïdienne produite naturellement par les glandes surrénales.
Il sert de précurseur à la production d'hormones sexuelles mâles et femelles, notamment la testostérone et les œstrogènes. Les taux de DHEA dans l'organisme atteignent un pic vers l'âge de 20 ans et diminuent progressivement d'environ 2 % par an en vieillissant. Cette baisse a suscité l'hypothèse populaire selon laquelle le DHEA pourrait être une « hormone anti-âge ». Dans cet article, nous examinerons ce que montrent réellement les essais cliniques, par opposition aux promesses marketing.

La biologie du DHEA : ce que l'on sait avec certitude

  • Hormone surrénalienne : Le DHEA et le DHEA-S (sa forme sulfatée) sont les hormones stéroïdiennes les plus abondantes dans la circulation sanguine.
  • Précurseur : L'organisme le convertit, dans différents tissus, en androgènes et en œstrogènes. Ses effets sont donc tissu-dépendants et variables selon les individus.
  • Diminution avec l'âge : Les taux diminuent progressivement à partir du milieu de la vingtaine. À 70-80 ans, ils peuvent représenter 10 à 20 % du pic.

La baisse des taux de DHEA avec l'âge est bien réelle, mais voici le point clé : le fait que les taux diminuent avec le vieillissement ne signifie pas que leur supplémentation remonte le temps. C'est exactement cette question que les chercheurs ont examinée dans des essais contrôlés, et le tableau est bien moins rose que ce que promet le marketing.

L'essai décisif : Nair et le NEJM 2006

L'essai clinique de la meilleure qualité et le plus long dans ce domaine a été publié dans le prestigieux New England Journal of Medicine en 2006 (Nair et coll., Mayo Clinic). Il s'agissait d'un essai randomisé, en double aveugle, contrôlé par placebo, d'une durée de deux ans, portant sur des hommes et des femmes âgés (65-75 ans) ayant des taux de DHEA faibles. Les participants ont reçu 50 mg de DHEA par jour ou un placebo.

Le résultat était sans équivoque : la supplémentation en DHEA n'a apporté aucun bénéfice physiologique significatif. Ni sur la composition corporelle, ni sur la capacité physique, ni sur la sensibilité à l'insuline, ni sur la qualité de vie. Les chercheurs ont conclu que le rétablissement des taux de DHEA à des niveaux élevés-normaux de jeunes adultes n'améliore pas les marqueurs liés à l'âge. Cela contredit directement la promesse que le DHEA « inverse le vieillissement ».

Qu'en est-il de la fonction cognitive et de la mémoire ?

  • Les revues systématiques de Cochrane ont examiné l'ensemble des essais contrôlés et ont constaté qu'il n'y a aucune preuve que le DHEA améliore la fonction cognitive chez les personnes en bonne santé d'âge moyen ou avancé.
  • Les preuves existantes sont rares et incohérentes, et les chercheurs ont appelé à des essais plus vastes et plus longs plutôt que de recommander la prise.

Qu'en est-il de la libido et de la fonction sexuelle ?

  • L'affirmation selon laquelle le DHEA augmente la libido chez les hommes et les femmes est souvent entendue, mais les preuves issues des essais contrôlés ne sont ni cohérentes ni convaincantes. Certains essais ont montré une légère amélioration, d'autres n'ont trouvé aucune différence par rapport au placebo.
  • Les revues ont indiqué que les essais étaient souvent trop petits et trop courts pour tirer une conclusion claire, et que la littérature publiée ne soutient pas une amélioration constante de la fonction sexuelle ou du bien-être.

Qu'en est-il du système immunitaire, de l'humeur et de la santé osseuse ?

  • Système immunitaire : Il n'a pas été prouvé dans des essais contrôlés que le DHEA « renforce » le système immunitaire ou protège contre les infections chez les personnes en bonne santé. C'est une affirmation non fondée.
  • Humeur : Le DHEA n'est pas un traitement établi pour la dépression ou l'anxiété. Il est important de savoir le contraire : le DHEA peut aggraver les troubles de l'humeur et même déclencher un épisode maniaque chez les personnes prédisposées, en particulier à fortes doses.
  • Santé osseuse : L'effet sur la densité osseuse, s'il existe, est faible et incohérent. Dans l'essai NEJM 2006, une légère augmentation significative de la densité osseuse au niveau du col du fémur a été observée chez les hommes uniquement, mais pas sur d'autres sites squelettiques. Ce n'est pas une preuve d'un bénéfice anti-âge généralisé.

Le lien entre les taux de DHEA et les maladies : corrélation, pas causalité

Il est vrai que des études observationnelles ont trouvé une association (corrélation) entre des taux plus élevés de DHEA dans le sang et une moindre incidence de maladies liées à l'âge, comme les maladies cardiaques. Mais il s'agit uniquement d'une corrélation, et non d'une preuve que la prise d'un supplément de DHEA prévient ces maladies. Il est tout à fait possible que les personnes en meilleure santé maintiennent simplement des taux de DHEA plus élevés naturellement, et non l'inverse. Les essais contrôlés qui ont testé la supplémentation en DHEA n'ont pas montré ces avantages. C'est la distinction la plus importante dans tout ce domaine : une corrélation sanguine n'est pas un bénéfice de la supplémentation.

Études sur les animaux et en laboratoire : pourquoi il faut être prudent

  • Certaines études sur les rongeurs ont effectivement montré des effets sur la durée de vie, mais ces résultats sont principalement valables pour des souches de laboratoire spécifiques et à des doses très élevées (supraphysiologiques).
  • Plus important encore : les rongeurs ont très peu de DHEA naturel, ce qui en fait un mauvais modèle pour étudier l'effet chez l'homme. Les doses administrées aux souris ne reflètent pas la physiologie humaine.
  • Les études en laboratoire sur l'expression génique et les cellules souches sont préliminaires et ne constituent pas une base pour une recommandation clinique.

Risques et effets secondaires : c'est une hormone, pas une vitamine

Le DHEA est converti dans l'organisme en androgènes et en œstrogènes, donc sa prise n'est pas sans risques. Il est important de les connaître :

  • Cancers hormono-dépendants : Le DHEA peut augmenter le risque de cancers sensibles aux hormones, notamment le cancer du sein, le cancer de l'ovaire et le cancer de la prostate. Il est contre-indiqué chez les personnes ayant ou présentant un risque accru de cancer hormono-dépendant.
  • Santé de la prostate : Une aggravation du cancer de la prostate a été décrite, et la prudence est de mise concernant les problèmes de prostate chez les hommes.
  • Effets androgéniques chez les femmes : Peau grasse, acné et pilosité excessive de type masculin (hirsutisme).
  • Profil lipidique : Le DHEA peut abaisser le taux de « bon » cholestérol (HDL).
  • Psychisme : Peut aggraver les troubles psychiatriques et déclencher une manie chez les personnes souffrant de troubles de l'humeur.
  • Foie : Des préoccupations concernant la fonction hépatique ont été rapportées.
  • Grossesse et allaitement : Ne pas prendre de DHEA pendant la grossesse ou l'allaitement.

En résumé

Les taux de DHEA diminuent effectivement avec l'âge, et il est tentant de penser que leur supplémentation ralentira le vieillissement. Mais l'essai clinique le plus long et de la meilleure qualité (NEJM 2006) a explicitement constaté l'absence de bénéfice anti-âge, et les revues Cochrane n'ont trouvé aucun bénéfice cognitif ou sexuel clair. Les preuves en faveur d'un « renversement du vieillissement » par le DHEA n'existent tout simplement pas, tandis que les risques, comme les cancers hormono-dépendants, sont réels. Le DHEA n'est pas un complément anodin. Si vous l'envisagez pour une raison médicale spécifique (par exemple, une insuffisance surrénalienne), cela doit se faire uniquement sous suivi médical, avec un suivi, et non comme un complément anti-âge autonome.

Avertissement médical : Les informations contenues dans cet article sont uniquement éducatives et ne constituent pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement. Le DHEA est une hormone ayant des effets systémiques et des risques réels. Consultez un médecin avant d'envisager sa prise, en particulier en cas d'antécédents de cancer, de problèmes de prostate, de troubles de l'humeur, de grossesse ou d'allaitement.

Sources :

ניר נגר

Nir Nagar

Nir Nagar, fondateur et rédacteur de Reverse Aging et biohacker fort de plus de 20 ans d'expérience pratique dans la recherche sur la longévité, les compléments et l'optimisation de la santé. Il étudie chaque sujet en profondeur avant publication, évalue honnêtement la solidité des preuves et renvoie aux études originales dans chaque article.

Full profile ↗

⭐ Avis des utilisateurs

Expériences personnelles d'utilisateurs, pas une preuve scientifique ni un avis médical (chaque avis est un cas unique). Les avis sont présentés anonymement et sont soumis à approbation.

Vous voulez noter le complément et partager comment il vous a affecté ? L'inscription est rapide et gratuite.

Il n'y a pas encore d'avis pour ce complément. Soyez les premiers à partager.

💬 Commentaires (0)

Pour répondre, vous devez avoir un compte. Écrivez votre commentaire et cliquez sur Publier, et vous serez redirigé vers une inscription rapide. Le commentaire sera conservé et publié après approbation.

Soyez le premier à commenter l'article.

Vous avez aimé le site ? Parlez-en à vos amis 🙌 Vous n'avez pas aimé ? Dites-le nous et nous nous améliorerons 💬

💬 Parlez-nous