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Mode de vie

Ménopause, comment prolonger la fertilité féminine

De nombreuses femmes sont conscientes que l'espérance de vie s'allonge et comprennent que c'est une opportunité de préserver leur santé, leur fertilité et leur vitalité plus longtemps. Elles aspirent à retarder, voire à stopper, autant que possible, l'apparition des signes de l'âge, afin de profiter d'une vie pleine et saine pendant de nombreuses années supplémentaires. La ménopause (également appelée âge climatérique ou ménopause) est un processus naturel dans la vie de chaque...

⏱️17 Minutes de lecture ✍️Reverse Aging 👁️1,006 Vues

De nombreuses femmes sont conscientes que l'espérance de vie s'allonge et comprennent que c'est une opportunité de préserver leur santé, leur fertilité et leur vitalité plus longtemps.
Elles aspirent à retarder, voire à stopper, autant que possible, l'apparition des signes de l'âge, afin de profiter d'une vie pleine et saine pendant de nombreuses années supplémentaires.

La ménopause (également appelée âge climatérique ou ménopause) est un processus naturel dans la vie de chaque femme, un âge qui constitue un carrefour significatif entre les périodes de fertilité et le troisième âge.

Qu'est-ce que la ménopause ?

La crise de la ménopause est définie comme une baisse de la production d'œstrogène et de progestérone, des hormones féminines sécrétées par les ovaires.
Cette baisse provoque une variété de changements physiologiques et psychologiques chez les femmes, et se caractérise principalement par l'arrêt des menstruations.

Quand commence la ménopause ?

La ménopause commence généralement entre 45 et 55 ans, mais elle peut aussi commencer plus tôt ou plus tard.
L'âge de début de la ménopause est influencé par des facteurs génétiques, le mode de vie et des facteurs environnementaux.

Effets de la ménopause :

Les effets de la ménopause sont variés et diffèrent d'une femme à l'autre. Les symptômes courants incluent :

  • Bouffées de chaleur : Accès soudains de chaleur accompagnés de sueurs, frissons et vertiges.
  • Troubles du sommeil : Difficulté à s'endormir, réveils fréquents la nuit et mauvaise qualité de sommeil.
  • Changements d'humeur : Baisse d'humeur, irritabilité, nervosité et dépression.
  • Sécheresse vaginale : Peut causer une gêne et une irritation lors des rapports sexuels.
  • Changements du cycle menstruel : Irregularités, saignements abondants ou réduits, et arrêt complet des menstruations.
  • Changements de poids : Tendance à la prise de poids, principalement au niveau du ventre.
  • Ostéoporose : Baisse de la densité osseuse, augmentant le risque de fractures.

Durée de la ménopause :

La ménopause dure généralement plusieurs années, 7 à 10 en moyenne.
Après l'arrêt des menstruations, les femmes entrent dans le troisième âge.

Dans le règne animal, la ménopause est assez rare.
En 2024, on connaît cinq espèces de baleines à dents qui traversent ce processus, où les ovaires cessent de fonctionner : les orques, les globicéphales, les faux orques, les narvals et les bélugas.
La seule espèce terrestre connue avec une ménopause est, bien sûr, l'être humain.

Le miracle de la mélatonine : promesses de jeunesse et de fertilité ?

La mélatonine est-elle la clé pour retarder le vieillissement et inverser la ménopause ?

De nombreuses femmes dans le monde tournent leur regard vers l'Italie, où le Dr Walter Pierpaoli, un médecin renommé, propose un traitement unique basé sur la mélatonine, une hormone appelée "hormone du sommeil". Le Dr Pierpaoli appelle ce traitement le "miracle de la mélatonine" et affirme qu'il est capable de retarder le vieillissement et d'inverser la ménopause.

Une étude révolutionnaire ?

En 2001, Bellipanni et Pierpaoli ont publié une étude randomisée contrôlée par placebo sur des femmes en périménopause et ménopause (âgées de 42 à 62 ans), examinant l'effet de la prise de mélatonine le soir.
L'étude a rapporté un soulagement des symptômes typiques de la ménopause (tels que les bouffées de chaleur et la mauvaise humeur) et des changements hormonaux, notamment une baisse des niveaux de LH et de FSH dans le groupe de traitement par rapport au groupe témoin.
Il est important de nuancer : l'étude n'a pas montré de restauration de la fertilité ou de grossesses, mais seulement des changements hormonaux, et elle était petite et préliminaire.

Explication scientifique ?

Le Dr Pierpaoli explique l'efficacité de la mélatonine par la protection de l'hypophyse, responsable de la production de nombreuses hormones, dont celles liées à la fertilité et au vieillissement.
Selon lui, la prise de mélatonine aide à maintenir le fonctionnement normal de cette glande, retardant ainsi les processus biologiques qui mènent au vieillissement et à la ménopause.

Ce qu'il est important de savoir :

Le Dr Pierpaoli affirme que la mélatonine a de nombreux bienfaits pour la santé, mais il est important de souligner qu'il s'agit de ses affirmations et non d'un corpus de preuves établies.
La mélatonine n'est pas un moyen prouvé de prévenir le cancer du sein, et ses effets à long terme sur le vieillissement et la fertilité n'ont pas été démontrés dans de grandes études contrôlées.
La prise de mélatonine nécessite une consultation médicale, en particulier pour les femmes ménopausées.

Réserve importante :

L'approche du Dr Pierpaoli est controversée et n'est pas acceptée comme un traitement fondé sur des preuves dans la communauté scientifique.
Avant d'envisager tout traitement hormonal ou la prise de compléments alimentaires pendant la ménopause, il est impératif de consulter un gynécologue qualifié.

Traitement basé sur l'utilisation de plasma riche en plaquettes (PRP)

Une équipe de chercheurs grecs dirigée par le Dr Konstantinos Sfakianoudis et le Dr Konstantinos Pantos a examiné un traitement expérimental visant à stimuler à nouveau la fonction ovarienne chez les femmes ayant vécu une ménopause précoce ou normale.
Le traitement est basé sur l'utilisation de plasma riche en plaquettes (PRP), une substance dérivée du sang de la femme elle-même et connue pour sa capacité à favoriser la cicatrisation des tissus.

Il est important de souligner d'emblée : Le traitement par PRP pour le rajeunissement ovarien est expérimental et non prouvé. Les preuves existantes sont basées sur de petites études pilotes non contrôlées, sans études randomisées contrôlées (RCT). Les organismes professionnels de fertilité le classent comme uniquement expérimental, et il ne doit pas être présenté comme une solution disponible ou garantie.

Mécanisme d'action :

Les chercheurs émettent l'hypothèse que le PRP pourrait agir en stimulant la régénération du tissu ovarien.
Il existe une hypothèse controversée et non prouvée selon laquelle des cellules souches ovariennes (oogoniales) pourraient exister même après la ménopause, capables de produire de nouveaux ovocytes. Cependant, la plupart des chercheurs dans le domaine pensent que la femme naît avec une réserve ovocytaire fixe qui ne se renouvelle pas, et l'existence de telles cellules souches chez l'humain n'a pas été prouvée.
Selon l'hypothèse, le PRP pourrait favoriser une amélioration du tissu ovarien et de la fonction hormonale, mais le mécanisme d'action précis reste encore flou.

Résultats encourageants :

Dans une étude pilote portant sur 30 femmes post-ménopausées, il a été rapporté qu'environ 43 % d'entre elles (13 sur 30) ont répondu au traitement avec un retour des menstruations ou une amélioration hormonale.
Il est important de noter : dans le groupe de femmes post-ménopausées, aucune ponction ovocytaire n'a été réalisée, et seuls quelques cas très isolés de grossesses suite au traitement ont été rapportés dans la littérature. Ce sont des résultats préliminaires et non contrôlés.

Développement ultérieur :

L'équipe n'a pas encore implanté d'embryon chez des femmes post-ménopausées, mais prévoit de le faire dans les mois à venir.
Parallèlement, ils étudient les effets du PRP sur la santé des femmes qui n'essaient pas de concevoir, en examinant le potentiel du traitement à retarder les symptômes de la ménopause et à améliorer la santé de nombreux systèmes corporels.

Nouvelle étude fournit des résultats prometteurs dans le rajeunissement ovarien !

L'étude, menée par une équipe de chercheurs expérimentés, a inclus 469 femmes, le plus grand groupe de femmes jamais étudié dans le domaine des traitements de rajeunissement et de fertilité.
L'étude s'est concentrée sur l'examen de l'efficacité du traitement par PRP, basé sur l'injection de plasma riche en plaquettes dans les ovaires, pour stimuler la régénération tissulaire et leur fonction.

Résultats encourageants :

L'étude est une étude observationnelle rétrospective, et elle a inclus des femmes en âge de procréer ayant au moins un ovaire,
des femmes ayant des antécédents d'infertilité, de changements hormonaux, d'absence de menstruations et d'insuffisance ovarienne prématurée.
Lors de la première consultation de la patiente, des antécédents reproductifs détaillés ont été enregistrés, une échographie pelvienne a été réalisée pour la taille des ovaires,
et une analyse hormonale a été effectuée pour l'hormone folliculo-stimulante (FSH), l'hormone anti-müllérienne (AMH), l'œstrogène (E2) et l'hormone lutéinisante (LH).

Dans l'étude, 469 femmes ayant des antécédents d'infertilité, de changements hormonaux, d'absence de menstruations et d'insuffisance ovarienne prématurée, dont les niveaux hormonaux ont été enregistrés jusqu'à quatre mois après le traitement, ont été incluses.
Le volume de sang périphérique nécessaire pour préparer 6 à 8 ml de plasma riche en plaquettes (PRP) pour injection était de 40 à 60 ml.
La concentration initiale de plaquettes dans l'échantillon de sang périphérique était d'environ 25 000/μL, tandis que le PRP préparé avait une concentration de 900 000/μL.
Un volume d'environ 2 à 4 ml par ovaire, selon le volume ovarien, a été injecté dans l'ovaire.

L'intervention par PRP a eu des effets significatifs sur la concentration de FSH au niveau α = 0,05.
Des augmentations statistiquement significatives des valeurs normales de FSH et d'E2 ont été observées trois et quatre mois après l'intervention par PRP pour tous les groupes d'âge.

Les conclusions de l'étude sont que les résultats montrent que l'injection de PRP dans l'ovaire a un effet sur l'amélioration du tissu ovarien et de la fonction.
De futures études cliniques contrôlées sont nécessaires pour éclairer l'utilisation du PRP dans la régénération ovarienne avant de le proposer en routine dans le cadre d'un traitement clinique.

Autre étude

Elle s'est concentrée sur l'étude des changements qui se produisent dans les ovaires humains avec l'âge.
La chercheuse a acquis des connaissances approfondies sur le sujet, et son étude présente des découvertes révolutionnaires qui pourraient avoir un impact significatif sur notre compréhension du processus de vieillissement féminin et sur le développement de nouveaux traitements.

Défi de l'obtention de tissus :

L'un des plus grands défis dans la recherche sur le vieillissement ovarien est l'obtention de tissus appropriés pour l'étude.
La chercheuse a réussi à surmonter ce défi grâce à une collaboration avec 15 volontaires qui ont donné leurs ovaires après une intervention chirurgicale.
Ces ovaires ont été divisés en trois groupes d'âge : jeunes (18-28 ans), d'âge moyen (36-39 ans) et plus âgées (47-49 ans).

Techniques innovantes pour l'étude de l'expression génique :

Les auteurs ont utilisé des techniques avancées permettant de mesurer l'expression génique au niveau d'une seule cellule.
Ces techniques leur ont permis d'analyser les changements dans l'expression génique dans huit types différents de cellules ovariennes au fil de l'âge.

Résultats fascinants :

Une analyse approfondie de l'expression génique a révélé une image complexe des changements qui se produisent dans les ovaires avec l'âge.
Il a été constaté que :

  • Différences significatives dans l'expression génique : Il existe des différences significatives dans l'expression génique entre les ovaires de femmes en âge de procréer et ceux de femmes ménopausées. Ces différences reflètent des changements dans les fonctions et les caractéristiques des cellules ovariennes au fil de l'âge.
  • Le vieillissement cellulaire comme facteur central : Il a été constaté que le vieillissement cellulaire est un facteur central dans le vieillissement ovarien. Les cellules sénescentes dans l'ovaire se caractérisent par une fonction diminuée, une altération de la capacité de régénération et une accumulation de dommages moléculaires.
  • Lien entre vieillissement cellulaire et inflammation : Un lien a été trouvé entre le vieillissement cellulaire et l'inflammation dans les ovaires. Les cellules sénescentes sécrètent des molécules inflammatoires, qui causent des dommages supplémentaires aux cellules saines et contribuent à la progression du processus de vieillissement.
  • FOXP1 : un facteur de transcription central : Un facteur de transcription central régulant les processus de vieillissement dans l'ovaire a été identifié - FOXP1. Les niveaux de FOXP1 diminuent avec l'âge, ce qui favorise le processus de vieillissement.
  • Quercétine : un nouvel espoir pour le traitement : La quercétine, un composé naturel aux propriétés anti-âge, s'est avérée inhiber le vieillissement des cellules ovariennes et aider à améliorer la réserve ovarienne chez la souris.

Expérience détaillée sur l'effet de FOXP1 :

Les chercheurs ont mené une autre expérience dans laquelle ils ont examiné l'effet de FOXP1 sur le vieillissement ovarien.
Ils ont réduit les niveaux de FOXP1 dans les cellules de la granulosa de souris et ont observé l'effet sur le processus de vieillissement. Il a été constaté que :

  • Vieillissement accéléré des ovaires : La réduction de FOXP1 a conduit à un vieillissement accéléré des ovaires chez la souris.
  • Changements dans les profils d'expression génique : Des changements significatifs ont été observés dans les profils d'expression génique dans les cellules de la granulosa avec des niveaux réduits de FOXP1.
    Ces changements sont liés à des processus de vieillissement connus.
  • Augmentation des marqueurs de sénescence : Des augmentations des niveaux de marqueurs associés au vieillissement cellulaire ont été observées, tels que l'activité SA-β-gal et l'accumulation de lipofuscine.
  • Mort cellulaire accrue : Plus de cellules de la granulosa sont mortes par apoptose (mort cellulaire programmée) chez les souris avec des niveaux réduits de FOXP1.

Conclusions :

Les résultats de l'étude contribuent grandement à notre compréhension des mécanismes du vieillissement des ovaires humains. Il a été constaté que :

  • Le vieillissement cellulaire est un facteur central dans le vieillissement ovarien.
  • Un facteur de transcription appelé FOXP1 joue un rôle central dans la régulation des processus de vieillissement dans l'ovaire.
  • La réduction des niveaux de FOXP1 conduit à un vieillissement accéléré des ovaires.
  • La quercétine, un composé naturel aux propriétés anti-âge, pourrait constituer un traitement potentiel pour le vieillissement ovarien.

Références :
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/11226744/
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7355907/
https://www.worldscientific.com/doi/10.1142/S2661318223500032
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC10243509/
https://www.ivf-embryo.gr/en/prp-ovarian-rejuvenation
https://www.bloomberg.com/features/2023-menopause-age-drugs-women-longevity/
https://www.nature.com/articles/s43587-024-00607-1
https://academic.oup.com/humupd/article/18/1/73/853086?login=false
https://www.nature.com/articles/nrm3823
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32005271/
https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S001429992400027X

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